Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Avertissement

Ce blog est à caractère humoristique.

Un peu de second degrés satirique, un soupçon de réalisme, une once d'humour et le tour est joué ! 

Bonne lecture !

Liens

10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 15:30

Cher Journal,

J'ai déserté tes pages depuis quelques mois.Désolée d'avoir une vie trépidante !
Et puis zut: je n'ai pas à me justifier à un amas de papiers reliés. Ah mais !

Petit récit en direct live du magasin qui me fait me demander si je ne suis pas vieille ou issue d'un autre siècle.

Depuis quelques mois, la quasi-totalité de l'équipe a changé, rajeunissant une nouvelle fois l'âge moyen du personnel de la boutique... et faisant de moi, à 27 ans, la plus ancienne.

La semaine dernière, au détour de conversations, j'ai utilisé les expression "ni peu ni assez" et "jusqu'à la lie"... me valant, de la part de mes collègues, des regards de poissons morts.

Après m'avoir fait répéter plusieurs fois les expressions incriminées, les yeux torves de mes collègues demeuraient inchangés. J'ai alors dû les décortiquer et les expliquer dans le détail... allant même jusqu'à chercher des définitions sur Wikipédia !

Même ma nouvelle responsable, qui est pourtant la seule de mes trois collègues capable d'aligner trois phrases dans un mail sans truffer la page de fautes d'orthographes et de grammaire, ne connaissait pas lesdites expressions.

Deviens-je trop vieille pour les p'tits nouveaux... ou bien n'a-t-on pas le même niveau de culture générale (pourtant de base)?!?

Par contre, pour caqueter qu'on est fan de D8 et de Touche pas à mon Poste, là, il y a du monde !

Flippant !

Partager cet article

Published by Princesse Pouffiasse
commenter cet article
15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 17:33

Cher Journal,

 

Parfois, je me pose de drôle de questions.

 

Avant hier, au magasin, j’ai servi un mec plutôt sympa et décontracté. Son oreille gauche était percée de trois ou quatre trous consécutifs… le truc qu’on ne voit pas tous les jours, quoi.

 

Là où ça devient étrange, c’est quand le mec a une coupe de cheveux bien proprette, porte un polo sage et bien repassé ainsi qu’un pantalon de coton qu’arborent tous les fils de riches que je peux croiser.

 

L’homme a hésité longtemps quant au choix de ses chaussures… puis il s’est excusé et m’a dit qu’il reviendrait plus tard avec un avis extérieur.

 

Il est revenu hier avec sa femme, une grande brune formatée au possible : rien qui dépasse, y compris sa personnalité.

 

L’homme a acheté ce qu’elle lui choisissait puis ils sont partis.

 

Cher Journal, voici donc la triple question que je me pose :


- cet homme avait-il une existence débridée et aventureuse dans sa jeunesse puis, l’âge aidant, a-t-il décidé de se ranger et d’enfiler un costume de gentil père de famille… (erreurs de jeunesse, tout ça, tout ça) ?


- cet homme s’est-il gentiment fait castrer par sa femme afin que tous deux se coulent dans le moule qu’exige leur milieu CSP ++ ?


- le costume de cet homme va-t-il tenir le coup lorsqu’il va aborder sa crise de la cinquantaine ?

 

 

Les gens que je croise dans ce magasin me laissent rêveur.


Partager cet article

Published by Princesse Pouffiasse
commenter cet article
1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 23:03

Cher Journal,

 

Pour me changer d’air et laisser les Soldes loin de moi, ce soir, je me suis faite une soirée entre fillasses de belles familles: Guenièvre, Domitille, Climène, Magdelon et moi.

 

Direction le quartier Confluence, aussi mort de nuit que de jour.

Le resto de burgers qui nous accueille semble très tendance, avec ses murs sobrement non-décorés de béton brut et de plans techniques gribouillés sur certains angles de murs… et sa bonne odeur de gras qui flotte dans l’air et qui s’imprègne dans chaque fibre de nos cheveux et vêtements.

 

Les burgers sont savoureux et les serveurs à croquer… ou inversement.

 

Outre Domitille qui nous a soûlée toute la soirée avec sa vie "merveilleuse" de nouvelle maman en nous rabattant les oreilles avec ses jumeaux (Alphonse et Balthazar) pour qui elle frôle l’extase à chaque fois qu’elle nettoie bave, dégueulis et autres déjections enfantines, nous avons eu droit à l’éblouissement sans borne de Climène pour son nouveau mec (chaque semaine, c’est la même chose… il n’y a que le prénom du mec qui change !) et les suspicions de Mag à propos de son mec qui échange messages sur messages sur Tweeter sans jamais vouloir lui dire à qui il parle, j’ai trouvé Guenièvre particulièrement à l’ouest. Absente.

 

Crevée ? Chagrinée ? Peinée ? Je ne saurai trop dire… si ce n’est qu’elle se dévissait le cou et sortait son plus beau rire de gorge à chaque fois qu’un serveur s’approchait à moins de deux mètres de notre table.

 

Une fois notre repas riche en gras sucre alcool bonnes choses ingurgité, nous sommes allées régler notre petite addition à la caisse. Notre serveur nous y attendait, l’œil humide, la lèvre inférieure luisante et la barbe de trois jours de rigueur.

 

Resto tendance oblige, l’établissement propose un paiement par carte bleue de manière classique (glisser sa CB dans l’appareil et composer son code) ou "sans contact".

 

Nous divisons la note en quatre et nous réglons à tour de rôle, le serveur s’enquérant à chaque fois si nous souhaitons régler par "contact" ou "sans contact".

 

Arrive le tour de Guenièvre :

« Mademoiselle ?
- Voui ? Uhuhuhuh… !

- Vous souhaitez régler sans contact ?

- (les yeux de velours rivés à ceux du serveur, la voix ronronnante) Oh noooon… moi, je préfère quand il y a du contact… »

 

 

Cher Journal, je crois que la solitude et le célibat pèsent un peu sur les épaules de ma chère Guenièvre… je l’imaginais presque tendant sa carte au serveur pour lui demander de l’insérer lui-même dans la fente (de l’appareil ! Suis, un peu… !) !

 


Partager cet article

Published by Princesse Pouffiasse
commenter cet article
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 13:15

Cher Journal,

 

Fi des Top Chef, des The Voice et autres relookages ratés du petit écran !
Pour une fois, la télé fait son devoir d’instruire les spectateurs et commémore les 70 ans de la libération du camp nazi d’Auschwitz.

Tout le summum de l’ignominie humaine en un seul lieu.

 

Quand je pense qu’il y a des raclures pour laisser sous-entendre que les Camps de la Mort sont de pures fables, voire des sortes de camps de vacances, des "Disneyland pour juifs", ça me fout la gerbe.

 

« Arbeit macht frei » (le Travail rend Libre) : une devise inscrite sur le fronton du portail d’entrée dudit camp. Une phrase ironique, morbide et de très mauvais goût… mais dont le texte, pris au premier degré, devrait néanmoins plaire à certains libéraux afin de dynamiter les 35 heures.


Mon copain me dit qu’il aimerait bien y aller pour sentir les lieux. Il se sent prêt. C’est important… et je le crois aussi profondément. C’est un devoir de mémoire.

 

Là, avec l’innocence qui le caractérise, il pose LA question qui tue : « Tu crois qu’il y a des trains pour y aller ? »

Je suis tentée de lui répondre « il y en a malheureusement eu beaucoup… » mais je préfère me moquer du caractère purement candide de sa question.

 

 

Cher Journal, mes pensées vont aux milliers de victimes juives… ainsi qu’aux centaines de victimes résistantes, homosexuelles et/ou communistes (et tous les autres que j’oublie).

 


Partager cet article

Published by Princesse Pouffiasse
commenter cet article
25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 17:28

Cher Journal,

 

Je suis morte de rire !

 

Ma chef (aka Panda Larmoyant) s’inquiète car le Chef Suprême ne lui a toujours pas trouvé de remplaçant alors qu’elle quitte (enfin !) le magasin dans quelques jours et mademoiselle « pense à son équipe » (!) et ne veut pas la laisser sans Responsable… et, du coup, elle aimerait bien que ledit Chef Suprême trouve une quatrième personne dare-dare pour compléter l’équipe

 

 

Là où je me poile sévère c’est que je me demande : « pourquoi remuer ciel et terre pour trouver un remplaçant à une personne qui passe son temps à ne rien faire ? »

Cher Journal, tu as 4 heures !

 


Partager cet article

Published by Princesse Pouffiasse
commenter cet article
20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 21:29

Cher Journal,

 

Une incroyable bonne nouvelle est tombée hier : ma chef (a.k.a. Panda Larmoyant) a été mutée en Belgique !
Son apéro d’adieu est prévu dans la semaine et elle quitte la ville en fin de semaine prochaine !

YEAAAAAAAAAAAAH !!!!!!!!!!!!!!!!  (fiesta inside)

 

My God ! Quel plaisir de ne plus voir la face inexpressive de Panda Larmoyant invariablement collée à l’écran de l’ordinateur (alors qu’elle n’a rien à y faire !) au lieu de daigner servir les clients !

 

Quel bonheur de ne plus l’entendre se plaindre qu’elle est toujours fatiguée !

 

Quel joie sans égal de ne plus entendre les aventures trépidante de sa vie sans intérêt que l’on se force à écouter par politesse… alors qu’elle-même se détourne de nos conversations, en plein milieu d’un récit, sans crier gare, pour se plonger de façon énigmatique dans l’écran atone de l’ordinateur, comme si elle s’ennuyait ferme !

 

Quelle jubilation de pouvoir enfin discuter avec ses collègues sans qu’elle ne vienne y mettre son grain de sel en coupant sans vergogne la parole à tout le monde !

 

Quelle allégresse de ne plus l’entendre, lorsqu’un collègue raconte une immense joie ou une immense peine qui lui est arrivée, que ELLE a vécu ENCORE PLUS gai ou ENCORE PLUS triste !
C’est pénible ces gens qui ont toujours le superlatif au bord des lèvres pour se mettre toujours en valeur… tout ça pour nous raconter des platitudes invraisemblables, de surcroît !

 

Quel délice de ne plus l’entendre se lancer des fleurs alors que c’est nous, vendeurs, qui faisons tout le boulot… alors que le seul boulot que l’on attend d’elle est de faire des plannings corrects ! (ce qu’elle ne fait jamais parce que c’est fatiguant de faire des plannings ! Houlàlàààà … !)

 

Ce qui me fait d’ailleurs arriver au dernier point, cher Journal : c’est que le siège de la société, à trop l’écouter se lancer des fleurs et se gargariser d’autosatisfaction parce que le magasin réalise de bons chiffres, a fini par y croire lui-même… et a muté une feignante sans envergure qui descend les autres pour mieux se mettre en valeur dans un magasin dit « difficile » en se disant qu’elle va tout remettre à flot.

 

Je ne suis pas méchante, cher Journal… mais, tout ce que j’espère, c’est qu’elle va se planter en beauté pour que le siège se rende compte de la supercherie que Panda Larmoyant a monté toute seule.
Et qu’elle tombe.
Très bas.

 

Connasse !

 


Partager cet article

Published by Princesse Pouffiasse
commenter cet article
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 01:55

Cher Journal,

 

Hier, j'ai changé de nom... comme beaucoup de personnes.

 

10898332_10204585352607864_6487762169808876333_n.jpg

 

Partager cet article

Published by Princesse Pouffiasse
commenter cet article
27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 21:15

Cher Journal,

 

Je rentrais du taff, claquée d’avoir perdu mon samedi entier à faire les cent pas dans un magasin que les consommateurs avides de "ventes privées" avaient déserté.

Quand soudain un accent (germanique ? suisse ? strasbourgeois ?) résonne à mes oreilles.

 

« Excusez-moi… »

 

Je me retourne. Un grand homme trentenaire me fait face. Il est habillé classe, avec ses petites lunettes qui lui donnent un air "premier de la classe" très sage et touchant.

 

« Anne-Amandine ?
- (suspicieuse) Euh… oui ?

- Frantz !
- …

- On avait dialogué sur internet… !


Houlà !!! Analyse flash/éclair des données en mémoire.
Je me souviens de ce visage apparaissant sur mon écran d’ordinateur, de temps à autre : un gentil garçon, cultivé et à la conversation convenable et agréable mais qui n’habitais pas sur Lyon.
Bref ! Le genre de contact avec qui on papote deux seconde mais qu’on lâche assez vite pour d’autres prétendants plus concrets car on sait que ça va être la croix et la bannière pour se rencontrer.
Au pire, un garçon obligeant à qui on lâche, un jour, un dévastateur: « tu vois, en fait, je te vois d’avantage comme un ami ! »

- Ah oui… ! Ça fait plusieurs années…

- Là, je suis sur Lyon… je vais à l’opéra !

- Bah moi je rentre chez moi. J’ai fini ma journée.

- (décontenancé) Euh… bonsoir !
- Bonne soirée ! »

 

Puis j’ai tourné les talons et je suis allée prendre mon métro.

 

C’est con mais je me sens un peu rongée de remords : ce mec était gentil tout plein, pas lourdingue, intéressant, … j’aurai pu au moins lui demander ce qu’il allait voir à l’opéra, m’intéresser ou s’il voulait qu’on prenne un verre un jour, juste histoire de parler en simples amis qui se rencontrent enfin.
Rien. Que dalle.

J’ai fait ma sauvage harassée en tournant les talons.

Et pas moyen de mettre la main sur la moindre des coordonnées de ce garçon pour me faire pardonner d’une manière ou d’une autre tant tout était virtuel à cette époque de ma vie !

 

Cher Journal, pour une fois que je croisais un mec qui n’en voulais pas à mon corps de déesse, je trouve encore le moyen d’être grossière.

 

Des fois, je me mettrais bien des claques.

 


Partager cet article

Published by Princesse Pouffiasse
commenter cet article
16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 15:36

Cher Journal,

 

Je t’ai laissé tomber depuis quelques mois car j’avais tout simplement autre chose à foutre que noircir tes pages.

 

Fin de l’aventure –que je narrerai ici très bientôt !- avec la mystérieuse « Sagesse », rencontre du P.C. (mais non, pas le Parti Communiste… le Prince Charmant !!! Suis, un peu !)… et là, depuis quelques jours, pour le plus grand plaisir de Mum : j’ai trouvé un boulot !

 

Pas ZE boulot, bien sûr (d’autant que « Impératrice du Monde » n’est pas un boulot, parait-il… que les gens sont rabat-joie !) mais ça permet de remplir mon compte en banque qui commençait à crier sauvagement famine.

 

J’ai donc trouvé un boulot dans un magasin de prêt-à-porter masculin: chaussures, vêtements, accessoires, …

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que dès le premier jour, j’étais mise au parfum niveau ambiance dans l’équipe.

 

Durant ma pause, je suis allée prendre un café au bar tendance d’à côté. À mon retour, la responsable de la boutique (que je nommerai « Panda Larmoyant » du fait de ses grands yeux inexpressifs et vitreux de jeune trentenaire) me demande :

« Votre café, vous le prenez avec ou sans sucre ?

- Euh… avec. Pourquoi ?

- Quand on aime le café, on le prend sans sucre ! », répondit-elle de toute sa suffisance de BoBo gourmet qui sait ce qui est bon (sous-entendu « et toi, pas ! »).

 

Je ne me suis pas démontée :

« Et vous, de temps en temps, vous mangez de la blanquette ?

- Oui, pourquoi ?
- D’après votre raisonnement, je serai tenté de vous répondre que si vous mangez de la viande accompagnée de sauce, c’est que vous n’aimez pas la viande, c’est tout… ».

 

Puis je l’ai plantée là, avec ses yeux de panda offusqué, afin d’aller plier quelques pulls.

 

 

Cher Journal, je crois que je me suis faite une grande amie !  

 


Partager cet article

Published by Princesse Pouffiasse
commenter cet article
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 12:11

Cher Journal,

 

Voici quelques temps maintenant que je perds un peu d’intérêt pour tes belles pages vierges.

 

Aussi, je prends quelques distances et peut être, un jour, raconterai-je la fin de mes aventures avec la fameuse « Sagesse » et tout ce qui a suivi.

 

Pour l’instant, l’indifférence générale a pris le dessus.

 

 

Après l’été, peut être… ?

 

 


Partager cet article

Published by Princesse Pouffiasse
commenter cet article