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Avertissement

Ce blog est à caractère humoristique.

Un peu de second degrés satirique, un soupçon de réalisme, une once d'humour et le tour est joué ! 

Bonne lecture !

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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 16:00

Cher Journal,

 

            Voilà un Dimanche que je passe dans un flou un peu particulier… flou dû en parti aux Lexomils que Maggie m’a refilée et aux claquements de portes nocturnes d’origine inconnue qui, la nuit dernière, ont interrompu mon doux sommeil cotonneux.

 

            Levé tôt (14h…), mon frangin, Jean-Romaric, m’a appris qu’il est rentré ce matin, à une heure indécente (5h30, d’après mon radio-réveil), d’une soirée thématique entre copains de tous les sexes afin de célébrer l’adoption finale de la loi ouvrant le mariage à toutes et tous, quelles que soient les orientations sexuelles des mariés.

 

            Si je suis supra-contente pour lui et ses semblables et si grand-mère Agnès, radicalement passée de "néo-Jeanne d’Arc boutant (Boutin ?) les PD hors de France" à "Sainte Madonna de la Très Sainte Fierté LGBT", applaudit des deux mains cette égalité nouvellement acquise, je reste personnellement plus craintive, voire paranoïaque que mon aïeule.

 

            Si, dans 4 ans, le pouvoir bascule à droite : qui nous dit que le nouveau régime en place ne fera pas table rase de cette loi bénie pour imposer sa vision rétrograde des choses ?!

            J’espère au moins qu’après ces trop nombreuses « manifs pour tous » et leurs démonstrations de haine grandissante, les gays de France se seront éloignés de la droite et de l’extrême droite de notre pays.


            Mais l’Histoire nous a malheureusement toujours appris que, même parmi les meilleurs, il y a toujours des traitres dans les rangs…

 

            Qui nous dit aussi que l’accession à l’Elysée d’un parti aux idées plus qu’arriérées ne se servira pas des contrats de mariage fraîchement signés afin d’en faire une liste noire à des fins cruelles, voire mortelles ?!?

            Il existe, de sinistre mémoire, des propositions et des concrétisations de « camps de redressements pour personnes déviantes ».

            Si les plus naïfs d’entre nous y voient un bon moyen pour combattre la pédophilie ou le viol chronique, il ne faut pas creuser beaucoup pour s’apercevoir qu’à demi-mots, les gays sont en première ligne pour se faire « redressés » par les médecins psychopathes nommés par les partis fascisants ou autres endoctrinés de la Bible afin de remettre les agneaux soit disant égarés dans le droit chemin !

 

            Certaines associations religieuses américaines s’y emploient… et le résultat, s’il ne prête à rire en voyant ce mari (soit-disant ex-gay devenu hétéro) s’agite comme une folle en cuisine pour débarrasser sa nouvelle femme si gentiment de tous les soucis ménagers du quotidien (cf un documentaire TV sur l’association Exodus), fait très froid dans le dos quand elle n’est pas carrément destructrice pour les personnes qui font partie du "programme"!

 

            Et si des personnes de même sexe, s’aimant de tout cœur, peuvent aujourd’hui s’unir légalement par les liens du mariage, il faudra un sacré moment pour que ces même personnes aient le droit de pouvoir se tenir main dans la main dans la rue sans se manger, au mieux, un regard curieux et, au pire, de la violence orale (si ce n’est physique !)…

 

            Cher Journal, on pourra me taxer de dépressive chronique en plein syndrome Starmania mais je crois que la vie de mon frangin ne sera pas rose tous les jours et que le temps où les PD gays doivent se cacher un minimum pour vivre en paix est hélas loin d’être terminé.

 

            La vie est moche… heureusement qu’il y a encore l’Eurovision pour nous arracher quelques rires ! Dommage que l’édition 2013 ait été moins kitch que d’habitude !

 

            Néanmoins, ces visions moroses n’ont pas encore atteint mon frangin qui, non content de se payer la tête (dépitée !) de mesdames Boutin et Barjot (la bien nommée) s’est bien marré en apprenant le cassage de sacrum de Marine Lepen après sa chute dans sa piscine vide (?) au point de chantonner toute l’après-midi : « J’ai touché l’fond d’la piscine / Dans l’petit pull marine / Tout déchiré aux coudes / Qu’j’ai pas voulu recoudre / Que tu m’avais donné / J’me sens tellement abandonnée… ».

 

            Je crois que je vais reprendre un Lexomil et aller me vider la tête…

 

Par Princesse Pouffiasse
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Dimanche 12 mai 2013 7 12 /05 /Mai /2013 15:11

Cher Journal,

 

Entre le coming-out de Jean-Rom, la transfiguration surprise de grand-mère Agnès et le foutage de gueule de Giulio Roméo, il fut évident que ma paix intérieure avait ramassé un tantinet.

 

Le déclencheur a été quand Mercredi, Mum, toujours enveloppée de son négligé peignoir de soie,  m’a envoyée chercher du pain à la boulangerie d’à côté.

Je rentre dans la boulangerie. La boulangère termine de servir une cliente tandis qu’une vieille dame entre sur mes talons, par la porte d’à côté.

Voyant sa patronne débordée, son employée prend le relais.

 

L’employée : Bonjour, qu’est ce que je vous sers ?

La Vieille : Bonjour ! Je… 

Moi (d’une voix flutée) : Bonjour ! C’est à mon tour… !

La Vieille (offusquée) : Vous êtes sûre… ?

L’employée : Euh… c’est au tour de qui ?

Moi : c’est à moi !

La Vieille : Ah ? Je pensais être entrée avant… !
Moi : Non.

La Vieille (voix mielleuse de mamy fragile) : Vous êtes pressée ? Vous savez, je suis une vieille    dame et…
Moi : ET ?!

La Vieille :

Moi (à l’employée, rayonnante) : Bonjour, je voudrais deux baguettes, s’il vous plait !

La Vieille (dans sa barbe) : Mgngngn… de mon temps… mgngngn... jeune pintade…
Moi :
PAF !!! »

 

À défaut de pain, la vieille est repartie avec une tarte… dans la gueule.

 

Cher Journal, qu’on se le dise : je suis contre toute forme de violence mais je dirai pour ma défense qu’il est évident qu’à force de me fendiller de partout, il a bien fallu que je craque à  un moment ou à un autre…

J’ai donc piqué un sprint dare-dare pour voir ma Margaret Thatcher de psy.

 

 Après un face à face cuisant de 20 minutes au terme duquel Maggie s’est fendue d’un perfide petit rictus quand je lui ai avouée que ce gros con de Giulio-Romeo Jean-Jules m’avait jouée un tour pendable avec mon frère (et Dieu sait encore combien d’autres partenaires… !!), autant te dire que j’étais à deux doigts de lui faire bouffer son immonde collier de perles avant de lui péter la nuque à coup de ballerine Repetto.

 

Mais, cher Journal, tu me connais et tu sais bien qu’en jeune fille du Monde, je sais rester digne en toutes circonstances (sauf quand on m’énerve ou que je n’ai pas ce que je veux du premier coup).

 

Au terme de cette visite chez Maggie, je me suis remémorée les claques diverses et variées qui ont traversées ma vie (et mon visage). Il y en a eu peu mais je crois qu’elles m’ont traumatisée à vie.

Pourquoi ? Parce qu’elles m’ont été données en public.

 

Entendons-nous bien : ces baffes, je les avais peut être méritées (mea culpamea maxima culpa… *schlak ! schlak !* (bruit des orties fraiches avec lesquelles je meurtris ma chair de pècheresse afin d’expier mes noirs pêchers de jeunesse… en plus, il parait que c’est bon pour la peau !).

Mais, dans tout ça, c’est moins le coup que l’humiliation et le regard des gens qui l’ont suivi qui m’ont perturbée ! Je m’explique.

Tout est tranquille, tu vaques à tes occupations quand tout à coup, elle est là ! Elle t’attaque sournoisement. Tout commence comme un sarcasme qui s’amplifie, telle une vague, un raz de marais : c’est l’engueulade !

 

Elle surgit sans crier gare, s’insinue en toi comme une lame froide et pernicieuse, te vide de l’intérieur et t’abandonne, humiliée, livrée à ton bourreau, à tes collègues de travail, tes camarades de classe ou des passants anonymes. Elle focalise sur toi toute l’attention des personnes présentes et tu sens alors des dizaines de paires d’yeux te transpercer de toute part pour mieux te juger… quand ce n’est le silence gêné des personnes témoins de la scène. Et tu préfèrerais disparaître plutôt que subir ça.

 

Une fois passée, elle te laisse un goût amer dans la bouche : un goût d’humiliation extrême ! Un peu comme si tu te retrouvais nue, violée dans ton fort intérieur, sans défense aucune. Rejetée au rang de chose. La dernière des choses !

 

L’engueulade publique est la pire des choses au cours d’une vie en communauté. Elle arrive avant même la claque dans le classement des humiliations.

 

Tu sais : "la claque" ? ! ? Ce flic- flac qui te meurtrit comme un coup de fouet, te rabaisse et t’humilie devant les gens sans te laisser la moindre chance de réponse. Et ceux dès la plus tendre enfance …

 

Dans les deux cas, ton bourreau  te colle cette étiquette d’enfant insupportable que l’enfant qui est en chacun de nous redoute le plus. On t’envoie d’un coup entre l’image du cancre et celle de l’élève trop turbulent que tout le monde prend grand soin d’éviter, tel un pestiféré, par peur d’être contaminé ou assimilé à ce dernier.

 

Dans les deux cas, on croit que c’est le choc qui nous blesse, mais il n’en est rien ! C’est le sentiment d’abandon qui en résulte ! On passe de "monsieur tout le monde" au rang d’objet méprisable et méprisé. On se retrouve seul. Isolé. En proie au regard introspectif des autres.

 

Et lorsque tu es une enfant ou une adolescente timide, on t’enlève alors en un court instant le peu de dignité que tu as réussi à te forger au fil des ans. Il ne reste…rien.

 

Alors loin de moi l’idée de glorifier le statut d’Enfant Roi, clamé à corps et à cri par Françoise Dolto et tous ses disciples, perroquets abrutis qui ont généré des générations d’enfants pourris-gâtés, surs d’eux et insupportables qui fleurissent dans les écoles de commerce (ça, c’est dit !) mais, si des parents me lisent un jour : si vous voulez gifler votre enfant, assurez-vous d’abord qu’il le mérite… et, par pitié, ne le giflez JAMAIS en public !!!

 

Par Princesse Pouffiasse
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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 20:59

Cher Journal,

 

Histoire de me remettre doucement de ces quatre derniers mois, je me mets au vert… enfin, si l’on peut dire, dans la mesure où il pleut (quand il ne neige pas !) en plein mois d’Avril. Je zone donc dans la maison familiale, entre le fauteuil, le canapé, le frigo et ma chambre. J’évite soigneusement de me connecter à internet ou de mettre en marche mon iPhone 5, histoire qu’aucune nouvelle qui se voudrait mauvaise ne vienne achever mon karma déjà passablement froissé.

 

De son côté, Mum est encore plus en ruine que moi… et je ne parle pas ici des cernes valises malles Vuitton qu’elle a sous les yeux.

 

Toujours pas remise de la défaite de son idole Nicolas S. aux dernières présidentielles, elle s’est prise le coming out de mon frangin dans les gencives en pleine période d’homophobie galopante nationale… le tout couronné par la transfiguration de grand-mère Agnès, passée de farouche catho anti "Mariage pour Tous" au statut de Sainte Madonna de la Très Sainte Fierté… limite on se demande si elle ne va pas avoir les stigmates le jour de la Gay Pride

 

Autant dire que le fragile équilibre de desperate housewife de Mum est plus qu’ébranlé.

 

Pour sauver les apparences (sa raison de vivre !), elle brasse du vent et s’affaire à mille choses sans intérêt, s’occupant du moindre plat à tarte comme si c’était l’objet le plus précieux qui soit au monde. Jean-Rom (ou Dad ?) lui ayant piqué et caché ses CDs de Carla Bruni pour ne plus jamais les entendre, Mum s’est rabattue sur son CD de Starmania.

 

A ma grande surprise, je connaissais les ¾ des chansons mais ne savais absolument pas qu’elles appartenaient au même univers musical. Des mélodies plutôt plaisantes et apaisantes…

Passées les 10 premières écoutes un peu superficielles, l’oreille finit par faire attention aux détails et aux paroles… et là, c’est le drame !

 

 

Pour résumer l’histoire sur fond de sexe, violence, argent et pouvoir :

 

- une bande de loubards (composée de simili-punks, de travestis et j’en passe), qui impose le respect dans les rues par la violence, rêve d’un monde meilleur où on les comprendrait,

 

- une serveuse/fille à PD dépressive a une vie de merde et tombe amoureuse d’un gay,

 

- ledit gay est un mythomane à l’égo hypertrophié qui n’en a rien à foutre de sa gueule,

 

- un businessman sans âme est le maître du monde des affaires mais a raté sa vie car, lui, se verrait d’avantage dans la peau d’un artiste

 

- une animatrice TV qui fantasme un avenir rose bonbon façon « l’an 2000 sera merveilleux » (vieille chimère des 70’s/ 80’s…) et qui finira par quitter sa vie bien tranquille pour sauter dans les bras du chef des loubards,

 

- une actrice has been qui, n’étant plus rien ni personne aux yeux des gens, rêve de faire le grand saut.

 

 

Bref, cher Journal, tu auras compris que cette comédie ( !) musicale est l’antichambre d’une bonne dépression en bonne et due forme.

 

Au final, Mum a réussi à foutre le bourdon à tout le monde… et Dad commence à trop lorgner sur « Le Blues du Businessman » à mon goût.

 

J’espère qu’il va pas nous pondre un pétage de plomb post-cinquantaine façon « je largue tout pour vivre dans un camion et aller élever des chèvres dans le Larzac »…

 

Par Princesse Pouffiasse
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Dimanche 14 avril 2013 7 14 /04 /Avr /2013 19:34

Cher Journal,

 

Histoire de battre le fer tant qu’il est chaud, cet opportuniste de Jean-Romaric a mis tout en œuvre pour faire germer dans l’esprit de cette vieille peau de Grand-Mère Agnès qu’il y avait longtemps que la famille ne s’était pas retrouvée autour d’un bon repas.

 

Radine mais pas mécontente de faire remarquer une fois de plus à Mum qu’elle n’est qu’une pièce rapportée sans le sou, la vieille garce s’est fait un point d’honneur à faire un diner en grande pompe dans son modeste 150m² en plein cœur du très fin de race bourgeois 6ème arrondissement de Lyon.

 

Embrassades faux-cul, bouquet de fleurs qui finit directement dans la poubelle sans passer par la case « vase », sourire radieux de Grand-Père Georges (manifestement content de pouvoir parler d’autre chose que des commérages de bénitiers), repas frugal mais avec entrée/ plat/ salade/ fromage/ dessert/ café/ pousse-café/ sieste digestive… le tout émaillé de bonnes petites phrases souriantes mais qui veulent bien dire ce qu’elles veulent dire, tirées à vue par la maîtresse des lieux.
Parfois, je me dis même que le surnom de « Maîtresse Agnès » irait comme une seconde peau à cette momie malveillante.

 

Alors que tout le monde s’apprête à se lever de table, mon frangin annonce d’une voix un peu trop forte qu’il a quelque chose à dire. Chacun se rassoit… même Grand-Père Georges, qui bougonne parce qu’il aimerait bien pouvoir regarder Drucker tranquille… d’autant que l’invité d’aujourd’hui est Jean-Paul Belmondo.

 

Ça y est ! Il va nous pondre un coming out en bonne et due forme histoire de la ramener et faire son intéressant. Pfff ! Comme si moi, pour annoncer que j’aime les mecs, je convoquais la presse internationale pour faire part de cette "extraordinaire" nouvelle… quelle drama-queen, ce mec !

 

Les cinq paires d’yeux braquées sur lui lui font un peu perdre de son assurance. La vieille, qui l’adore par-dessus tout (et surtout par-dessus moi…) l’encourage d’une voix douce et sucrée, telle la sorcière fourbe d’Hansel et Gretel.

 

Jean-Rom commence son baratin en précisant que s’il est si triste depuis quelque temps, c’est à cause d’une chose. A la fin de sa phrase, il laisse planer un épais silence, comme pour ménager un suspens, comme à la fin d’un mauvais épisode de Plus Belle la Vie. Se sentant revigoré par l’attention que son suspens procure, il se lance : « si je suis si triste, c’est parce que je me suis fait plaquer ».

La vieille le couve d’un œil mi-amusé mi-compatissant : « Mais c’est rien, ça, mon chéri… »

Mon frère poursuit : « Je me suis fait plaquer par mon copain. »

 

Un silence de mort accueille ses derniers mots.

 

Soudain, le temps reprend ses droits et, comme pour rattraper ce moment suspendu en une éternité, s’accélère brutalement.

 

Mum s’éclipse en un dramatique nuage froufroutant pour aller chougner dans la cuisine, Dad, toujours aussi imperturbable, défait sa ceinture pour pouvoir digérer le repas plus aisément tandis que Grand-Père Georges commence à bouder car cela fait maintenant 20 minutes que Vivement Dimanche a commencé.

 

Je guette l’infarctus de la momie, qui tarde à venir.

 

Cher Journal, je me permets de te rappeler que Mistress Agnès fait partie du fan-club hard core de Monseigneur Barbarin, de Boutin et de la bande à la Barjot Frigide… c’est juste pour préciser l’ambiance de ce délicieux après-midi d’Avril ensoleillé.

 

La vieille, après un moment, esquisse un mouvement théâtral et repousse sa chaise Louis XVI d’un geste. Le visage impassible, presque dur, elle prend appuis sur sa canne et, droite comme un « i », s’approche lentement de Jean-Rom, qui commence à baliser sévère pour sa gueule ainsi que pour celle de son héritage.

 

Comme dans le film du même nom, la momie s’approche de sa proie, doucement mais sûrement. L’agneau du sacrifice se tient droit, pétrifié, suivant son aïeule de ses yeux apeurés. J’ignore encore si elle commencera par dévorer son foie ou ses yeux mais j’ai jamais vu un film en 3D aussi flippant !

 

En un claquement sec, l’ancêtre pose sa canne sur le coin de la table, lève un bras et… saute au coup de mon frangin. La tête de mon frangin écrasé contre la poitrine de Grand-Mère Agnès, cette dernière fait un mea-culpa d’anthologie à la limite de la crise mystique.

 

En bonne catholique pratiquante et fervente, elle disait pourfendre le flanc de Satan d’une lance divine et pure en partant en croisade contre la Mariage pour Tous. Mais lors de la dernière manifestation à Paris, elle a vu dans la giclée de gaz lacrymogène qui l’a presque rendue aveugle un signe du Tout Puissant, qui lui signifiait que sa place n’était pas à Paris, dans cette manifestation qui se vautraient dans la haine et l’imbécilité, mais plutôt auprès de ses proches pour ouvrir son cœur à son prochain.

 

Et voilà mon frangin et l’ancêtre qui éclatent en sanglot l’un dans les bras de l’autre.

 

Après un moment, tandis que Grand-Père Georges roupillait tranquille dans son fauteuil et que Dad regardait la scène comme s’il assistait à une rediffusion de La 4ème Dimension, Grand-Mère Agnès a repris ses esprits et a prié Mum manu militari de se sécher le groin pour revenir dans le salon afin de discuter calmement des peines de cœur de mon frangin.

 

Je suis curieuse de voir la gueule de la vioque si Jean-Rom va jusqu’à préciser que lui et moi avons partagé, sans le savoir, le même enfoiré conjoint pendant plus de 3 mois…

 

Par Princesse Pouffiasse
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Lundi 8 avril 2013 1 08 /04 /Avr /2013 21:09

Cher Journal,

 

 

Je te livre aujourd’hui un bien triste épilogue autour de ce Jean-Foutre de Giulio Romeo, qui a atomisé mon cœur en même temps que celui de mon frangin adoré.

 

Comme ce gros enfoiré de merde  mec est un habitué des soirées de la boite lyonnaise nommée DV1 (souviens-toi : je lui avais vomi dessus à force de trop me donner du courage avec du champagne pour avoir l’audace d’aller le draguer !), je me suis renseignée auprès de Guenièvre et de Jean-Rom, qui s’est fait un plaisir de recouper des informations via les sites de rencontres gay auquel il est inscrit.

 

Attention les yeux : y a du dossier !

 

Mon beau, mon doux Giulio Romeo s’appelle en fait Jean-Jules (comme sur sa carte d’identité, donc !), il n’est pas issu d’une prestigieuse et romantique lignée de saltimbanques italiens  mais fils d’un solide maçon portugais (voilà donc pour la pilosité et le teint mat !) et d’une timide et affable employée de la Poste.

On repassera pour la merveilleuse maison toscane dans laquelle sa mère se languissait de son prestige passé à brûler les planches des plus prestigieux théâtres européens…

 

Histoire d’en rajouter une couche, mon frangin m’a appris, preuve visuelle à l’appui, que  Giulio Romeo  Jean-Jules n’est pas non plus acteur et encore moins mannequin, si ce n’est une photo, une fois, en passant, pour une brochure interne de son véritable employeur : Bouygues Télécom.

Non qu’être téléopérateur chez Bouygues Télécom soit la loose intégrale mais passer d’acteur prestigieux et mannequin de renommée à téléopérateur, il y a une marche que ce connard mythomane n’a pas hésité à franchir… virtuellement, bien entendu.

 

Quel dommage ! Avec son corps… et son regard ténébreux… et ses lèvres gourmandes… et son torse finement dessiné… et ses fesses sculptées… et sa…
Anne-Amandine, reprends-toi, ma fille !!! Ce magnifique bellâtre s’est foutu de ta gueule (et de celle de ton frère… et de combien d’autres encore ?!?) ! Tu ne peux continuer à fantasmer sur lui !!

 

Cerise sur le pompon du gâteau, j’ai aussi eu la suite de ce mensonge façon « poupées gigognes »… car, bien sûr, une si merveilleuse histoire ne peut s’arrêter là sans une dégringolade vers l’ignominie et le mensonge intégral en bonne et due forme !

 

Pour la petite histoire, le sieur Jean-Jules sortait avec moi depuis le 1er Janvier… et à commencé à se taper mon frangin depuis le 2 Janvier, à la suite d’échanges de sms endiablés.

 

Cher Journal, le délire ne s’arrête pas là (ça serait dommage de s’arrêter en si bon chemin, pas vrai ?) car Guenièvre a pu apprendre, par l’intermédiaire d’une copine à elle, que si Jean-Jules a complètement disparu de la circulation lyonnaise, c’est en fait qu’il squattait l’appartement d’un pote pour la durée d’un stage de quelques mois sur Lyon, avant de repartir à Paris (la sacro-sainte Paname… et gnagnagna).

 

Selon son compte Facebook officiel (d’après mon frangin, il y en a aussi d’autres, officieux ou complètement inventés)  cette crevure de Giulio Romeo  ce cher Jean-Jules se consacre à présent à plein temps à sa femme… depuis qu’elle a donné naissance à leur premier enfant.

 

Autant dire que Jean-Rom et moi-même sommes complètement anéantis par cette cascade ininterrompue d’excellentes nouvelles.

 

Allez, c’est ma tournée !! Double dose de Lexomil pour tout le monde !!!

 

Et je ne te raconte même pas ce qu’il s’est passé avec grand-mère Agnès… enfin si… mais plus tard.

 

 

 

Par Princesse Pouffiasse
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